“Nous ne combattons pas seulement une épidémie,
nous combattons aussi une “infodémie”,
ce néologisme a été lâché le 2 février dernier par Tedros Adhanom Ghebreyesus,
le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé !

Alors que plus de 3,4 milliards de personnes, soit 43 % des habitants de la planète, sont confinées afin de ralentir la pandémie de COVID 19, une autre épidémie tout aussi dangereuse pernicieuse guette. Elle non plus ne connait pas de frontière et se propage à la vitesse grand V via les réseaux sociaux, faisant réagir l’OMS. Entre théories complotistes et remèdes miracles, plus de 40 000 articles ont été publiés sur le coronavirus depuis le début de l’épidémie. Selon France Info : “ce phénomène “infodémique” a plusieurs explications. “Le coronavirus est un processus classique qui permet la propagation de rumeurs incubées dans une atmosphère de peur et d’incertitude”, analyse le sociologue néo-zélandais Robert Bartholomew, cité par l’AFP. Selon lui, les titres des médias sensationnalistes et la méfiance historique à l’égard du gouvernement
chinois facilitent la propagation de rumeurs.
La journaliste allemande Karolin Schwarz a étudié au microscope le génome des fausses informations liées au coronavirus. Elle a identifié trois grandes familles : les modes supposés de transmission de la maladie, qui reposent sur des préjugés racistes concernant le mode de vie et les habitudes alimentaires des Chinois ; les prétendus remèdes contre la maladie, comme manger de l’ail (c’est inutile) ou avaler des produits ménagers (c’est dangereux) ; les origines imaginaires du coronavirus, qui naissent de complots qui consistent par exemple à faire croire que le virus a été breveté deux ans plus tôt.
Il sera bien temps, une fois la crise passée, de démêler le vrai du faux.
Il sera bien temps, une fois la crise passée, de faire les comptes.
En attendant, courage aux infirmières hospitalières ou en libéral, qui sont “ni bonnes, ni nonnes, ni connes”.
Courage à tous les travailleurs invisibles, assistants sociaux, auxiliaires de vie, personnels des EHPAD, tous ces métiers privilégiant l’humain et qui étaient il y a
encore peu, considérés comme mineurs.
Courage aux médecins, internes, étudiants, en ville et à l’hôpital qui se mobilisent pour éviter le pire.
NCD
PS : je quitte mes fonctions au sein de la PTA le 30 avril, ce projet de départ date d’avant le début de cette crise sanitaire. Je remercie l’ensemble des professionnels que j’ai pu croiser pendant l’exercice de mes fonctions pour leur collaboration et leur engagement. Je vous souhaite, à tous, de surmonter cette crise du mieux possible pour vous,
vos équipes et vos proches.

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