L’Actu n°38

Pourquoi devons nous, tous et toutes, se sentir concernés par les violences faites aux femmes ?

Alors même qu’elles représentent la moitié de l’humanité, elles sont plus touchées que les hommes par la pauvreté, les inégalités professionnelles et sociales, et surtout les violences :

Selon la Banque mondiale, le viol et la violence conjugale représentent un risque plus grand pour les femmes entre 15 et 44 ans, que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis.

En france, depuis le début de l’année 2019, 101 femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon ou ex-conjoint.

Autant dire qu’il était temps que les pouvoirs publics agissent. Le 3919, numéro encore trop peu connu alors que ce service existe depuis 1992… propose une écoute et un accompagnement aux femmes victimes de violence ainsi qu’aux témoins de violence faites aux femmes.

Et vous, en tant que professionnel, que pouvez-vous faire ?

Pour vous guider, l’Observatoire Départemental des violences faites aux femmes de Vaucluse a mis en place des fiches pratiques pour intervenir auprès des femmes victimes de violences.

Le médecin, qui est le premier professionnel vers lequel se tourne les femmes,  peut également y trouver des conseils pour bien rendre compte des violences dans une optique judiciaire.

3,6 milliards d’euros pour l’année 2012, dont 21,5 % de coûts directs (médicaux ou non), 66,8 % de coûts indirects et 11,7 % de coûts pesant sur les enfants, c’est, selon les associations, ce que coûteraient, au global, les violences conjugales à la société française. Au delà du coût purement économique et de son incidence sur notre société, mettre un prix sur ces violences ne doit pas faire oublier que les violences contre les femmes font partie des violations des droits humains les plus répandues dans le monde et pourtant les moins reconnues.

NCD

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